El Colorado, Chili, 10 septembre 2026
Portfolio sportif 2026–2027, ski alpin

Victoria
Hamel

Mon été

3séances de musculation par semaine
3séances de vélo par semaine
2 000km de vélo, l'objectif de l'été

La grande majorité de mon été a été consacrée à l'entraînement physique. La préparation physique, c'est vraiment important parce que c'est la seule façon de prendre de l'avance en ski alpin. C'est pour cette raison que nos entraîneurs mettent autant d'emphase dessus.

De plus, comme j'ai changé d'équipe cette année, ce n'est plus nécessairement la même procédure que l'an passé. Dans ma nouvelle équipe, je n'ai pas besoin d'être là en présentiel, alors j'ai trouvé ça plus difficile, vu qu'il n'y avait personne derrière moi pour me motiver et me dire quoi faire. Malgré la fatigue des fois, j'ai dû apprendre à me fier à ce que je veux dans le futur, et non laisser comment je me sens décider si j'allais m'entraîner ou pas.

À la salle de musculation, trois fois par semaine
Deux cyclistes sur une piste cyclable en forêt
Les sorties de vélo, trois fois par semaine
Compteur de vélo sur le guidon
Objectif de l'été : 2 000 km de vélo

Le parcours de l'été

Je dirais que ça n'a pas été l'été où je me suis le plus reposée. La majorité du temps, j'ai skié, je me suis entraînée et j'ai fait mes cours de physique. Voici l'été, une porte à la fois.

23 au 29 juin

Hamburg-Wittenburg, Allemagne

Mon premier camp a commencé le 23 juin. La première semaine s'est déroulée en Allemagne, au centre de ski intérieur de Hamburg-Wittenburg. On avait une session de deux heures le matin, puis une deuxième session de deux heures en après-midi.

30 juin au 6 juillet

Stelvio, Italie

Ensuite, on est allées à Stelvio, en Italie, pour une autre semaine de ski sur le glacier. On devait se réveiller à 3 h du matin parce que la neige restait belle juste le matin. Nos sessions finissaient vers 9 h, alors on pouvait retourner se coucher après. En après-midi, on faisait une heure de vélo en zone 2 pour faire circuler l'acide lactique.

Premier téléski de la journée, au lever du soleil. Le réveil sonnait à 3 h.
Montée à pied sur un chemin de montagne en Italie
Juillet, trois jours

Venise

J'ai quand même eu des moments pour me reposer. À la fin de mon camp, mes parents sont venus me rejoindre à l'aéroport pour que je puisse continuer mon voyage en Europe avec eux. On est d'abord allés à Venise pendant trois jours, où j'ai pu faire un peu de tourisme et récupérer après le camp.

Grand Canal de Venise au coucher du soleil En gondole avec mon père, à Venise
Juillet, une semaine

Croatie

Ensuite, on est allés en Croatie pour une semaine. Même si je continuais à m'entraîner au gym, on a fait beaucoup d'activités. Ma journée préférée, c'est celle qu'on a passée en bateau. On a pu aller sur une multitude de plages et on a vu plein de dauphins.

Juillet au 5 août

Cours d'été de physique

Après près d'un mois en Europe, c'était le temps de rentrer à la maison pour mes cours d'été en physique. Pendant un mois, j'étais constamment en train d'étudier et de m'entraîner. Ce n'est pas avant le 5 août que j'ai pu me reposer pour vrai. Il me restait 20 jours avant de repartir en camp, alors j'en ai profité pour récupérer et être en forme.

Icône de la physique20jours de vrai repos avant le Chili
25 août

Départ pour le Chili

Mon deuxième camp a commencé le 25 août et je suis revenue le 14 septembre, alors j'ai manqué le début de l'année scolaire. On avait vraiment beaucoup d'équipement pour nos trois semaines de camp.

Chariot rempli de sacs de skis à l'aéroport de Montréal Arrivée au chalet au Chili avec un sac rouge
26 août au 14 septembre

El Colorado, Chili

Trois semaines dans les Andes, à El Colorado. L'horaire a été le même du début à la fin. On se levait à 6 h pour être à la cafétéria à 7 h 15 et prêtes à skier à 8 h. J'ai trouvé les entraînements plutôt difficiles à cause de l'altitude, alors c'était une bonne chose qu'ils finissent à midi.

En après-midi, on faisait toujours quelque chose pour bouger que ce soit une marche, un entraînement, du yoga, etc. Le reste du temps, on avançait nos travaux scolaires et on se couchait très tôt pour avoir assez d'énergie le lendemain matin.

Skis plantés dans la neige devant les Andes
Trois skieuses en combinaison qui lèvent les bras dans la neige Coucher de soleil au-dessus des nuages

Mes camps d'entraînement

Je n'ai pas encore fait de compétition cette saison. Mes courses commencent cet hiver. Voici donc mes deux camps de l'été.

Camp d'Europe

Dates
23 juin au 6 juillet 2026
Lieux
Hamburg-Wittenburg, Allemagne (ski intérieur) et glacier du Stelvio, Italie
Type
Camp d'entraînement international, slalom et slalom géant
Résultat
Aucun classement, c'était un camp d'entraînement

Ma réflexion

  • Ce qui a bien fonctionnéLes deux sessions par jour en intérieur m'ont permis de faire beaucoup de répétitions en peu de temps.
  • Les défisSe réveiller à 3 h du matin au Stelvio et garder mon énergie toute la semaine.
  • À améliorerLa direction que je prends vers la prochaine porte.
  • Ce que ça m'a apprisL'importance de la récupération, par exemple, retourner me coucher après le ski et faire du vélo en zone 2 l'après-midi.
  • Mon ressentiAprès ce camp, j’étais énormément reconnaissante de tout ce que j’ai vécu. C’est un camp où j’ai vraiment appris à être à mon affaire et travailler fort.

Camp d'El Colorado

Dates
25 août au 14 septembre 2026
Lieu
El Colorado, Chili, en altitude dans les Andes
Type
Camp d'entraînement international, slalom, slalom géant et super géant
Résultat
Aucun classement, c'était un camp d'entraînement

Ma réflexion

  • Ce qui a bien fonctionnéJ'étais beaucoup plus calme et résiliente que l'an passé, et mon engagement en début de courbe était bon.
  • Les défisL'altitude, qui rendait les entraînements plus difficiles, et manquer le début de l'année scolaire.
  • À améliorerBouger mon centre de masse vers l'avant pour mieux appuyer dans ma botte.
  • Ce que ça m'a apprisMes stratégies de gestion du stress fonctionnent vraiment.
  • Mon ressentiJ’étais vraiment satisfaite de tout ce que j’ai accompli durant ce camp. Autant au niveau du ski que mentalement. Je pense que ça me prouve que je pourrais potentiellement avoir une très bonne saison.

Mes expériences marquantes

Mon expérience la plus marquante de l'été, c'est d'avoir réalisé, au Chili, à quel point j'avais changé. L'année passée, j'avais de la difficulté à rester calme. Cette fois-ci, même avec l'altitude et la fatigue, je restais calme et résiliente. Même moi, j'avais de la difficulté à y croire.

Je retiens aussi la journée en bateau en Croatie avec les dauphins, et les réveils à 3 h du matin sur le glacier en Italie, qu'on n'oublie pas de sitôt.

Trois skieuses en combinaison qui lèvent les bras dans la neige au Chili
Avec mes coéquipières, au Chili
Canal de Venise vu d'une gondole
Les canaux de Venise
Coucher de soleil au Chili
Le soir, au Chili
Marche en montagne en Italie
Bouger l'après-midi
Skieuse avec son sac rouge à son arrivée au Chili
Premier jour au Chili

Mes objectifs sportifs

Cette année, c'est ma première année dans la catégorie FIS, alors je ne sais pas trop à quoi m'attendre. Par contre, j'ai une bonne idée de ce que j'aimerais accomplir au niveau de mes points. Cette saison, je vais faire seulement des courses de slalom et de slalom géant.

Slalom (SL)
< 60pts FIS

C'est la discipline où je score normalement le mieux.

Slalom géant (GS)
< 80pts FIS

Mon deuxième objectif de points pour la saison.

Aux points FIS, plus le chiffre est bas, meilleur c'est

Ce sont des objectifs simples, mais je pense que le plus simple, le mieux. Si je n'ai pas trop d'objectifs, c'est plus facile de mettre tout mon temps et mes efforts dans ceux-là.

Affiche de la Coupe Nor-Am féminine, skieuse en slalom géant

La Coupe Nor-Am

La seule compétition à laquelle je désire vraiment participer, c'est la Coupe Nor-Am. Ce serait un gros accomplissement de m'y qualifier en tant que première année FIS, parce que les points doivent être plutôt bas. À part ça, il n'y a pas vraiment de compétition qui m'interpelle plus qu'une autre.

Les habiletés que je veux développer

Ma gestion du stress. C'est vraiment important de rester calme, pour plusieurs raisons. Premièrement, quand tu restes calme, tout est plus clair dans ta tête, tu réfléchis mieux, alors c'est beaucoup plus facile d'exécuter ce que tu veux accomplir. Deuxièmement, le ski est un sport à haute vitesse. Quand tu es stressée, tu as plus tendance à être sur la défensive, et c'est là qu'il y a plus de risques de blessures. C'est encore quelque chose sur lequel je travaille avec ma préparatrice mentale.

Ma gestion du temps, parce que je n'ai vraiment aucun temps à perdre. Si je gère bien mon temps, je vais être beaucoup moins stressée et je vais mieux me concentrer en ski. Parfois, quand je gère mal mon temps, je n'arrive pas à me concentrer sur la piste parce que je pense trop à ce que je dois remettre à l'école.

Les moyens que je vais utiliser

Pour atteindre mes objectifs, je vais m'assurer de ne pas prendre pour acquise la base pour bien performer. Je veux rester constante dans ces choses-là, parce que c'est ce qui va faire la différence avec les gens qui n'y accordent pas d'importance.

  • Bien manger
  • Bien dormir
  • M'entraîner
  • Rester constante

C'est important de toujours garder ça simple, parce que c'est plus facile de rester constante.

Mon entraînement

5jours par semaine
9 h–15 hchaque jour, avec une pause dîner
≈ 25 hd'entraînement par semaine
Schéma de la trajectoire entre les portes

Au niveau tactique : la direction

Ce que je dois travailler, c'est la direction que je prends quand je me dirige vers la prochaine porte. J'ai tendance à ne pas me donner assez de direction, ce qui crée beaucoup de friction sous la porte. C'est énormément désavantageux parce que je suis encore en train de terminer mon virage alors que je pourrais déjà être en train de commencer le prochain.

La ligne visée : plus de direction

En me donnant plus de direction vers la porte suivante, mon virage est terminé avant la porte, et je peux commencer le prochain plus tôt. Moins de friction sous la porte, plus de vitesse.

Au niveau technique : le centre de masse vers l'avant

Être capable de bouger mon centre de masse vers l'avant, c'est ce qui déclenche tout le reste. Ce sont toutes des choses qui s'enchaînent, alors ça va être très important pour moi de mettre beaucoup d'emphase là-dessus :

  1. J'appuie davantage dans la languette de ma botte.
  2. Je mets plus de pression sur mon ski.
  3. Mon ski arque davantage.
  4. J'ai une meilleure accélération.

École et avenir

Concilier le sport et les études

Cet été, j'ai dû faire mes cours de physique en même temps que mes entraînements, et j'ai manqué le début de l'année scolaire à cause de mon camp au Chili. Pendant le camp, on profitait de nos après-midis pour avancer nos travaux. C'est pour ça que la gestion du temps est un de mes deux grands objectifs cette année.

Mes objectifs académiques

J'aimerais garder une bonne moyenne générale et bien comprendre dans toutes les matières. Je ne veux aucune matière sous 80 %, mais je ne vise pas le minimum.

85 %+dans toutes les matières, c'est l'objectif

La matière où je veux progresser : la physique

C'est vraiment une matière difficile pour moi, parce qu'il faut être capable d'imaginer les choses. Je n'ai pas été très satisfaite de mon premier examen, mais je ne veux pas me décourager. Je vois ma note comme une représentation de ce que j'ai compris. Je sais que je dois mettre plus de temps et d'efforts dans cette matière, et je l'accepte.

Mes projets pour l'an prochain

C'est sûr que l'an prochain, j'aimerais continuer à faire du ski. Je ne sais pas encore jusqu'où j'aimerais me rendre, mais je sais que je n'ai pas fini. Je veux aller le plus loin possible, jusqu'à ce que je sente que c'est le bon moment pour arrêter.

Pas de cégep l'an prochain

Un de mes objectifs à long terme, c'est d'entrer dans un collège américain. Pour ça, il faudrait idéalement que je sois transférée dans une école anglophone. Il y a des écoles anglophones au Québec, mais aucune ne me permettrait vraiment de poursuivre le ski élite, et c'est ça que je veux. Je pense aussi que le ski pourrait m'aider à entrer plus facilement dans un collège américain.

Premier choix

Northwood

L'éducation y est meilleure. Pour le ski, c'est la moins bonne des trois options, mais la différence n'est pas énorme.

Burke

Une bonne option. C'est risqué d'appliquer à une seule place, alors je la garde dans mes choix.

GMVS

Une bonne option aussi, que je considère pour les mêmes raisons.

Réflexions sur mes entraînements

Mes forces

Actuellement, mes forces sont mon engagement en début de courbe et mon intensité à l'entraînement. Pour le début de courbe, j'ai beaucoup travaillé avec ma préparatrice mentale à me faire confiance, alors je suis rendue bonne pour venir engager mon ski en début de courbe.

Je sais que ça peut sembler banal, mais c'est important de mentionner mon intensité dans le parcours. Je pense que les gens qui donnent toujours leur 100 % vont dépasser ceux qui sont juste talentueux. Je tiens vraiment à ce que je fais, et je pense que ça se voit sur la piste.

Mes progrès

Depuis le début de la saison, je mets énormément de temps et d'efforts dans mon sport, alors c'est certain que j'ai vu du progrès. Grâce à toutes les heures passées dans la salle de musculation, je me sens beaucoup plus puissante et forte dans les jambes, ce qui m'a beaucoup aidée sur la piste.

J'ai aussi fait beaucoup de progrès mentalement. Je l'ai réalisé pendant mon camp au Chili : j'étais beaucoup plus calme et résiliente. C'étaient deux aspects avec lesquels j'avais de la difficulté l'année dernière. Grâce à mes stratégies de gestion du stress, je suis devenue une nouvelle personne.

« C'est un sport qui me pousse tous les jours à sortir de ma zone de confort et à rester résiliente. J'aime la personne que je suis en train de devenir grâce à mon sport. » Victoria Hamel